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jeudi 28 août 2014

Album : Jungle - Jungle


Le 14 juillet dernier sortait l’album éponyme de Jungle, duo londonien - Tom McFarland et Josh Lloyd-Watson - aux inspirations  soul, funk et électro. 









Tropical. Comme la Jungle. C’est le mot qui nous vient en tête quand on écoute le premier album des deux londoniens. Mélange funk, soul, électro qui fonctionne bien et qui arrive même à nous arracher quelques pas de danse.

La danse, sans doute l’effet recherché par le groupe en confectionnant cet album. A la vue de leurs différents clips  on comprend que les deux londoniens sont des aficionados de hip-hop. Sur scène, ils s’accompagnent d’ailleurs d’une troupe de danseurs et musiciens, ce qui brouille un peu l’image de duo qu’on avait.




En effet, Jungle a su garder une part de mystère. Privilégiant leur musique à leur image, comme le soulignait Josh lors d’une interview pour Les Inrocks : « L’idée c’est de nous retirer, de laisser la musique faire le boulot. »

Pari réussi, donc, pour les londoniens, qui nous offrent un très bel album avec des pépites pleines d’énergie comme Busy Earning , The Heat ou Time, d’autres plus posées comme Drops ou Lucky I Got What I Want, et avec des sonorités hors du commun telles que des grincements de portes... !
On les a découverts aussi sur scène, au Casino de Paris, en première partie des sœurs Haim, à l’affiche de grands festivals français comme les Vieilles Charrues ou les Eurockéennes et on peut dire qu’en live aussi Jungle sait faire ses preuves. Le groupe sait utiliser le combo danse + musique à merveille et entraîne ainsi toute une foule dans ses mélodies rythmées.

Un premier album séduisant donc pour Jungle, en espérant en avoir d’autres aussi bien, avec des sonorités nouvelles mais tout aussi entrainantes. En attendant, vous pourrez les retrouver le 1er Novembre au Pitchfork Music Festival.


vendredi 21 mars 2014

Album : The Pretty Reckless - Going To Hell

Le groupe de rock américain de Taylor Momsen revient avec son second album explosif et dans une ambiance sombre. Going To Hell est plus mature que son prédécesseur et les chansons sont moins commerciales, on le remarque par la présence de chansons originales comme Heaven Knows et Sweet Things et des chansons provocatrices telles que Going To Hell, titre qui donna son nom à l'album donc provocateur et Kill Me.


Cet album n'est pas du rock alternatif, progressif ou encore indé (on ne sait plus vraiment ce que ces étiquettes désignent) mais simplement du rock américain.

Dans ses morceaux le groupe a sut très bien jouer sur la batterie puissante, les riffs de guitares et la voix profonde de Momsen, la qualité de la musique est donc vraiment bonne.

Mise en avant de la voix sur Absolution entre autres, les riffs rapides et saccadés sur de nombreux titres dont Going To Hell et Sweet Things avec une batterie très présente et puissante. Les instruments et la voix sont très bien maîtrisés ce qui est un plaisir à écouter.



J'ai déjà parlé plusieurs fois du titre Sweet Things et j'en reparle tout simplement car c'est probablement le meilleur titre de l'album, puissant et non conventionnel, il se démarque vraiment.

Il y a également Why'd You Bring A Shotgun to a party et Blame Me qui ne sont pas spécialement originales mais envoient du lourd, du rock bien américain.
Il y a de quoi vraiment apprécier des chansons plus mélodieuses et calmes comme House On A Hill et Waiting For A Friend.
On peut découvrir deux titres qui sont tout sauf conventionnels, Burn et Dear Sister qui durent a peine 1 minute et sont vraiment très étranges et laissent un sentiment de grande frustration.



On pourrait voir dans la pochette de l'album de Taylor juste un geste provocant mais on devrait plutôt voir sa claire inspiration que Pink Floyd lui procure.

C'est un album donc clairement mieux réussi que le premier, et The Pretty Peckless peuvent s'imposer en tant que groupe de rock.

jeudi 27 février 2014

Album : King Krule - 6 Feet Beneath The Moon




Avec plusieurs mois de retard, je tiens enfin l’album de King Krule entre mes mains ! Je l’avais découvert quelques mois auparavant, avant la sortie de 6 Feet Beneath The Moon, avec Rock Bottom et j’étais dingue de cette voix, cette mélodie et de ce rouquin un peu paumé. Et à l'écoute de son premier album je suis loin d’être déçue.

Archy Marshall est un chanteur, compositeur et musicien britannique de 19 ans. Autrefois appelé Zoo Kid, aujourd’hui il se fait nommer King Krule probablement pour montrer que le “kid” a finalement grandi.
Cet album montre bien cette évolution vers l'âge adulte, période où l’on prend conscience de certaines choses.

En effet dans 6 Feet Beneath The Moon, Archy Marshall nous montre qu’il a pris conscience de la place des jeunes dans la société britannique ce qu’il conteste notamment dans Easy Easy: “I keep my head down and my mouth shut, cause if you going through hell we just keep going.”
Il nous expose donc sa vision, plutôt obscure, de la vie.


Avec sa voix grave et puissante, King Krule crache sa rage envers la société sur des mélodies musicalement diverses. Un mélange de rock, blues, pop qu’il qualifie de “blue-wave”. Un genre musical bien à lui, qu’il a créé pour s’échapper de la réalité.
Cet album est donc très hétérogène avec des chansons émouvantes comme Ocean Bed, d’autres plus énergiques comme A Lizard State et certaines plus “dark “comme Ceiling ou Cementality.

Le jeune british nous offre alors un album tout en oxymores, avec des mélodies à la fois douces, envoûtantes et féroces.
La pochette reflète bien le contenu de l’album avec une confrontation entre le noir et le blanc; l’ombre et la lumière.

Le King (krule) est donc bien parti pour régner sur le royaume de la musique.