Le 14 juillet dernier sortait l’album éponyme de Jungle, duo londonien - Tom McFarland et Josh Lloyd-Watson - aux inspirations soul, funk et électro.
Tropical. Comme la Jungle. C’est le mot qui nous vient en tête quand on écoute le premier album des deux londoniens. Mélange funk, soul, électro qui fonctionne bien et qui arrive même à nous arracher quelques pas de danse.
La danse, sans doute l’effet recherché par le groupe en confectionnant cet album. A la vue de leurs différents clips on comprend que les deux londoniens sont des aficionados de hip-hop. Sur scène, ils s’accompagnent d’ailleurs d’une troupe de danseurs et musiciens, ce qui brouille un peu l’image de duo qu’on avait.
En effet, Jungle a su garder une part de mystère. Privilégiant leur musique à leur image, comme le soulignait Josh lors d’une interview pour Les Inrocks : « L’idée c’est de nous retirer, de laisser la musique faire le boulot. »
Pari réussi, donc, pour les londoniens, qui nous offrent un très bel album avec des pépites pleines d’énergie comme Busy Earning , The Heat ou Time, d’autres plus posées comme Drops ou Lucky I Got What I Want, et avec des sonorités hors du commun telles que des grincements de portes... !
On les a découverts aussi sur scène, au Casino de Paris, en première partie des sœurs Haim, à l’affiche de grands festivals français comme les Vieilles Charrues ou les Eurockéennes et on peut dire qu’en live aussi Jungle sait faire ses preuves. Le groupe sait utiliser le combo danse + musique à merveille et entraîne ainsi toute une foule dans ses mélodies rythmées.
Un premier album séduisant donc pour Jungle, en espérant en avoir d’autres aussi bien, avec des sonorités nouvelles mais tout aussi entrainantes. En attendant, vous pourrez les retrouver le 1er Novembre au Pitchfork Music Festival.